GARA, 1999/3/16

      Lettre à la ministre de la Justice,Elisabette Guigou

      Félix Alberto López de la Calle Gauna Eta La Santeko beste hamaika euskal preso politikoak

      Madame la ministre: Nous voici, de nouveau, devant vous, les basques d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Nous ne céderorf point en cette lutte pour nos droits légitimes (pas des privilèges).

      Nous serons la voix de la conscience qui semble éteinte en vous, l'épine qui rendra votre siège bien infortable, le cri qui brisera votre "normalité républicaine".

      Le ton de cette lettre vour paraîtra sùrement peu aproprié pour s'adresser à Madame la ministre. Cependant, nous vous connaissons dorénavant et ce n'est plus la peine de mette les formes.

      Depuis votre législation "antiterroriste" de 1986, nous, prisonniers et prisonnières basques, dèpendons de juges spéciaux, supportons la dispersion et éloignement, Les buts de cette dispersion sadique consistent à nous isoler de notre environnement social et culturel dans lequel nous nous sommes développés en tant que personnes, à rompre les liens de notre collectif, et à nous isoler individuellement.

      Vous n'hésitez pas, pour tout cela, à nous maintenir dans des prisons éloignées, à réduire nos visites... étendant ainsi les souffrances des membres de nos familles. Cet éloignement à causé quatre accidents ces derniérs armées (légers hu- reusement) dûs à la fatigue cumulée et à la durée des voyages. Ces sanctions supplémentaires sont dénoncées par diversas ONGs (Human Rigt Watch, OIP...) ainsi que par le Parlement Européen le 18 janvier 1996, le Parlement Autonome Basque et la majeure partie de la société basque alors que vous ne nous permettez mème pas de dire que nous sommes victimes de votre législation inhumaine. Pourtant, nous sommes couverts et protégés (théoriquement) par vos propres lois, par les règlements pénitentiairés adoptés par le conseil de l'Europe (le 12 février 1987), par le Parlement Européen (en septembre 1996), ainsi que par les Nations Unies (approuvés en 1988).

      Ceci seraient les privilèges que nous demanderions selon vous: l'apllication pure et simple des lois en vigueur (et cela vous semblerait ironique que des pri- sonniers le réclament! N'est-ce pas?).

      De toutes manières, nous n'avons pas contracté l'ingénuité, nous savons que rien de ceci ne vous surprend et ne représente, pour vous, qu'un bourdonnement gênant face à votre vaniteuse raison d'état et à vos inavouables intérèts économiques et politiques.

      Nous réclamons la fin de la dispersion, depuis plus de trois ans, par divers moyens de protestation et nous vous les communiquons caque fois puisque vous êtes le plus haut responsable de ce que nous subissons injustement. La seule réponse que nous obtenons jusqu'à présent ce sont de nouvelles mesures disciplinaires, des transfèrements et plus de dispersion. Ne vous trompez pas, avec tout ceci vous n'avez pas ébranlé notre opiniâtreté mais vous n'avez fait que renforcer nos convictions et motivations.

      Pour vous remémorer quotidiennement que nous continuons ici, nous nous sommes décidés à vous aviser de notre nouvelle action: nos cartes (d'identification intérieure) ci-jointes vous démontrerons que nous ne les utiliserons plus tant que durera cette dispersion aussi bien au niveau de l'hexagone que de cette maison d'arrêt (séparation en divers blocs et divisions).

      Ce ne sera, sans doute, pas la dernière mesure que nous devrons adopter. Cependant, nous vous conseillons humblement de ne point éterniser cette partie (qui est inéluctablement perdue pour vous), de ne pas augmenter les souffrances et nous vous réaffirmons notre réclamation de transfèrement des prisonniers et prisonnières basques au Pays Basque maintenant!

      Recevez, madame la ministre, nos salutation les plus indépendantistes.

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